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La mort des abeilles met la planète en danger....

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Eloa
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LionCochon
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MessageSujet: La mort des abeilles met la planète en danger....   Sam 25 Aoû - 22:03

La mort des abeilles met la planète en danger



Voici un article trouvé sur le site "Les échos.fr",
un site économique. Il n'est pas très gai, désolée... En fouillant sur
le web, je n'ai pas trouvé d'autres articles confirmant cette nouvelle,
mais j'ai vérifié que la situation des abeilles est de toute façon très
très préoccupante. Bonne lecture quand même...



"Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.



C'est
une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse,
qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète.
Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné
la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à
contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète
: par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y
revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus
que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En
quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi
volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à
1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies
qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées
manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des
apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à
80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au
Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le
syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire
dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs
ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000
abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé,
le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a
également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 %
selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »



Légitimement
inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces
désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony
collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces
végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni
pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume
Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut
national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions
d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi
indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90
plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes
qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il
incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des
émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite
présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents »,
assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un
communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in
Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques
sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices
suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte
biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes,
interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction
des abeilles ».
Pour éviter les épandages incontrôlables, les
nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour
pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que
les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à
faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de
pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de
cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé -
l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté
outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous
différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan,
Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à
l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en
complément sur les cultures.

Butineuses apathiques



Pour
preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille
des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours
d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées
infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La
plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides
chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines
teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais
ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges
marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les
abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en
quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude
conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de
Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid
réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il.
Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un
essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont
contaminées. »
Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet
de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces
champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes
génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient
ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema
pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à
certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées
de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une
approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les
pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs »,
accuse-t-il
pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction
massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un
autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de
l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur
la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

PAUL MOLGA"

study provenance: http://cherryplum.canalblog.com/
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Dernière édition par le Lun 22 Oct - 13:51, édité 2 fois
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Atalanta
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MessageSujet: Re: La mort des abeilles met la planète en danger....   Dim 2 Sep - 22:09

Waouh...
C'est tout simplement terrifiant.
On vit vraiment dans un monde de fous inconscients...
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La mort des abeilles met la planète en danger....

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