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 Sigurd et les Nibelungen

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Heimdallson
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MessageSujet: Sigurd et les Nibelungen   Lun 12 Jan - 13:47

Gloire et traîtrise, mort précoce et chagrin sans fin - telle est la matière des poèmes scandinaves relatifs à Sigurd, le dernier des Volsung - clan danois de héros descendant des Dieux.

Digne des ses hautes origines, Sigurd sortait à peine de l'adolescence quant il extermina un retoutable dragon Fafner (ou Fafnir), gardien d'un trésor. Il se baigna dans son sang; ce qui eut pour effet de le rendre invulnérable sauf en un point de son épaule où une feuille de tilleul s'était collée par hasard.

Là-dessus , il partit vers le sud en quête de nouvelles aventures. Au bout de quelques jours, il aperçut une colonne de fumée qui sortait du faîte d'une montagne, intrigué il éperonna Greyfell, son cheval. Arrivé prés du sommet, il vit que c'était la montagne elle-même qui brûlait : un cercle de feu en couronnait la cime.
Poussé par Sigurd, Greyfell continua sans broncher, comme si les charbons ardents ne lui brûlaient pas les sabots. Quand ils eurent pénétré dans le feu, les flammes diminuèrent et se mirent à trembloter, il ne resta bientôt plus qu'un amas de cendres. Sigurd vit alors, au milieu des fumeroles, un cercueil où reposait un corps revêtu d'une armure d'or.
Il descendit de cheval, releva le heaume du guerrier: des cheveux d'or à profusion encadraient l'étincelant plastron. C'était une femme. Qui plus est, une femme vivante qu'il venait de tirer d'un sommeil enchanté.

Elle le considéra un instant avec gravité puis se leva d'un bond souple. Quant elle parla, Sigurd sentit son coeur battre la chamade. Pour avoir traversé les flammes qui l'emprisonnaient, dit-elle, il fallait qu'il fût le plus courageux des hommes, elle lui appartenait donc.
Sigurd sut qu'elle était bien digne d'un héros quand elle lui apprit son nom : Brynhild, la valkyrie - une de ces divinités qui chevauchaient les nuages au-dessus des champs de bataille, désignant ceux qui devaient périr glorieusement. Mais comme elle avait désigné un guerrier dont l'heure n'avait pas encore sonné, et défier Odin, en punition elle se trouvait condamnée à partager la triste condition humaine; Toutefois, en raison de sa nature de valkyrie, elle avait été plongée dans un profond sommeil, à l'abri d'une prison de feu, dont elle ne serait délivrée que par le plus valeureux chevalier du monde - celui qui ne craindrait pas de braver cette barrière de flamme.

Sigurd et Brynhild conversèrent longuement avant d'engager mutuellement leur foi. Il lui donna une bague en or prise dans le trésor du dragon, elle lui offrit des talismans propres à fortifier son coeur et son bras. Sur quoi il repartit, à la recherche d'un roi à servir et d'occasions de s'illustrer pour mériter la valkyrie - laquelle retomba aussitôt dans son sommeil enchanté/ Les flammes se ranimèrent autour d'elle, afin de la protéger en attendant le moment où son bien-aimé reviendrait la chercher.

Sigurd voyaga longtemps de par le monde avant d'atteindre la pays des Nibelungen, peuple sylvestre dont le roi s'appelait Giuki. Sa prestance et son air avenant lui valurent d'être reçu à la cour, la reine Krimhilde s'intéressa vivement à ses histoires de dragon et de valkyrie. Elle était magicienne et mue seulement par son ambition pour ses enfants.
La pensée lui vint que ce jeune guerrier conviendrait parfaitement à sa fille Gudrun. Elle conçut aussitôt un moyen pour parvenir à ses fins et lui offrir du vin, dans lequel elle avait versé un philtre. L'esprit de Sigurd s'obscurcit, il oublia la paole donnée. Dans son coeur, la douce et blonde Gudrun prit la place de Brynhild.
Quelques semaines plus tard il épousait Gudrun. Les frères de celle-ci devinrent les siens - Guttorm, Hogni et surtout Gunnar, l'aîné et le plus valeureux. Ils allèrent ensemble à la chasse et à la guerre, et se jurèrent une amitiè éternelle.

Alors Krimhilde, qui surveillait de près ses enfants, pasa à la deuxième phase de son plan. Elle envoya Gunnar, son fils, courtiser Brynhild, la fleur des jeunes filles. Sigurd devait le seconder. Celui-ci, encore sous l'emprise de la magie, n'avait pas retrouvé le souvenir de sa fiancée, il n'avait d'autre souci que de prêter assistance à Gunnar.
Les deux jeunes gens gagnèrent la montagne enchantée. Sigurd se tint en arrière le temps que son compagnon traverse l'anneau de feu. Mais le cheval de Gunnar se rebiffa. Gunnar voulut effectuer une nouvelle tentative avec le cheval de Sigurd, mais Greyfelle refusait d'avancer quant ce n'était pas son maître qui le montait.
Ils eurent finalement recours à la ruse. Krimhilde, qui avait sans doute prévu semblable éventualité, les avait munis de tout l'attirail magique nécessaire pour échanger à volonté leurs apparances. Sigurd traversa les flammes et s'approcha de la valkyrie, sous les trait de Gunnar. A la vue de l'étranger, Brynhild pensa que Sigurd était mort. Puisque seul le pplus valeureux de tous les guerriers était capable de traverser le cercle enflammée, un autre avait dû prendre sa place. Affligée, elle ne lui donna pas moins sa bague en or, son destin étant de le suivre et de l'épouser.

Lors du festin du mariage, la discorde entra dans la famille du roi des Nibelungen. Sigurd était assis à côté de Gunnar. et de Brynhild avec sa femme Gudrun, or celle-ci portait au doigt l'anneau d'or dérobé au dragon. Brynhild, n'en croyant pas ses yeux, les reporta sur Sigurd. Elle reconnut son bien-aimé : sa taille élancée, sa beauté, ses larges sourcils, ses cheveux bouclés d'une belle couleur cuivrée. Leurs yeux se croisèrent, il se détourna.
Une dispute éclata entre les deux femmes dans les jours qui suivirent. Gudrun n'avait pas apprécié le regard passionné dont la valkyrie avait enveloppé son époux. Elle lui répéta ce que celui-ci lui avait confié en secret - et en toute innocence, coyait-il, puisqu'il ne se rappelait pas son véritable amour pour Brynhild - à savoir qu'il lui avait fait la cour sous les traits et à la place de Gunnar. Elle lui montra l'anneau d'or que Sigurd avait reçu en récompense de ses bons et loyaux services, et qu'il avait offert à son épouse.

Dés lors Brynhild ne nourrit plus que mépris pour Gunnar, son époux. Honteuse de s'être laissée abuser, elle en voulait à Sigurd et dit à Gunnar de le tuer, s'il souhaitait recouvrer son honneur perdu.
Mais Gunnar s'y refusa. Sigurd était son frère de sang. Alors Brynhild s'adressa à Hogni, le frère cadet de Gunnar, haineux et perfide de nature, celui-ci prit sur lui de la venger. Pour commencer, avec des paroles mielleuses et comme s'il s'inquiétait pour la sauvegarde de Sigurd, il réussit sans peine à faire parler Gudrun, son épouse bavarde : elle lui révéla l'unique point vulnerable de Sigurd - à l'épaule, là où s'était collée la feuillle de tilleul.
Cette information facilita la tâche de Hogni. Il partit un jour à la chasse avec Sigurd. Aprés s'être bien démenés, les deux hommes, ayant chaud et soif, firent la course jusqu'à une source où se désaltérer et se baigner. Sigurd arriva le premier. Comme il sortait de l'eau tout joyeux, le dos tourné à Hogni, celui-ci n'eût qu'à le frapper de sa lance à l'endroit désigné, la lame s'enfonça profondément.

Ainsi mourrut Sigurd. Brynhild, folle de douleur, s'unit à lui pour l'éternité en se précipitant dans les flammes de son bûcher funéraire. Quant à Hognir et au reste de sa famille, ils moururent l'un aprés l'autre au cours de luttes intestines suscitées par Gundrun qui, du jour où elle avait perdu Sigurd, n'avait plus vécu que pour se venger.
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