AccueilPortailCalendrierGalerieFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 La Grande Déesse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
dame du lac
Arbre
Arbre


Nombre de messages : 151
Age : 47
Localisation : côte d'azur
Date d'inscription : 05/03/2009

MessageSujet: La Grande Déesse   Jeu 2 Avr - 15:54

Proche Orient :

C’est incontestablement au Proche Orient que la Déesse des commencements possède ses lieux les plus sacrés et le plus secrets. Car il ne s’agit pas d’affirmer la prééminence de certains sites majeurs (Ephèse) pour placer dans cette région l’origine de tous les cultes en l’honneur de la Déesse.
Si cette région est marquée par la présence matérielle de sanctuaires qui lui sont dédiés, c’est sans doute parce que c’est là que s’est produite, environ 8 millénaires avant notre ère, la mutation essentielle des sociétés humaines, passant du paléolithique au néolithique.
Les débuts de l’agriculture ont été marqués par l’évolution des mœurs et il est apparu une nouvelle vision de la femme, celle-ci devenant le pivot essentiel de la vie familiale (voire tribale). La femme se retrouvait gardienne du foyer et répartitrice des biens de la communauté, d’où une nouvelle formulation du rôle de la Déesse. Ce qui explique l’importance des cultes féminins dans cette région.
Il semble que les Iraniens aient pratiqué, dans les premiers temps, des cultes analogues à ceux de l’Inde et de l’Asie centrale sous dominante scythique (indo européenne). La réforme de Zoroastre (entre -1400 et – 1000 ans), en établissant une théologie dualiste a fait disparaître toutes les images qu’on donnait à la Déesse (Anahit ou Inana). Celle-ci ne sera pas perdue, puisqu’on la retrouve en Grèce sous le nom d’Anaïtis, en Europe centrale sous une appellation celtique qui a donné le nom de Danube, dans les îles britanniques sous les noms d’Ana, Dana et Dôn, chez les phéniciens sous le nom de Tanit. Quand à Arvi, autre nom de la Déesse indo-iranienne, elle réapparaîtra sous les traits de la mystérieuse Artémis (Diane scythique).
Mais c’est surtout dans les nombreuses tribus sémitiques du Proche Orient que l’image de la Déesse allait s’enrichir de nouveaux ornements correspondant aux multiples fonctions qu’on lui prête.
Babylone :
Ses noms sont divers :
Anat, mais aussi Nanaï ou Nanâ avant qu’elle ne devienne définitivement Ishtar/Inana (l’Astarté phénicienne).
La caractéristique de cette Déesse est sa sexualité. Son temple à Babylone est un sanctuaire réservé à la prostitution sacrée : non seulement les hommes pouvaient s’y accoupler rituellement avec les prêtresses, mais toute femme devait, au moins un fois dans sa vie) jouer le rôle de la prêtresse et s’offrir aux hommes dans l’enceinte sacrée du temple. Il s’agissait alors d’une véritable union directe entre l’humain et le divin (hierogame). Chaque année au nouvel an, le souverain était tenu « d’épouser » l’une des prêtresses d’Inanna, afin d’assurer la fertilité des terres et la fécondité des femelles. Ce fut sûrement tout d’abord un rite propre à Uruk, qui s’est ensuite généralisé vers la fin du IIIe millénaire. Le roi remplace le dieu Dumuzi du mythe, et l’union avec la prêtresse.
Ishtar/Inana représente, par son étrange liaison avec le dieu Dumuzi/Tammuz (son fils ? son amant ? les deux ?), la vie dans toute son intensité.
Descendue aux enfers, elle y fût dépouillée de tous ses pouvoirs et traitée en mortelle, ce qui entraîna une rupture dans l’harmonie du monde et de grands désordres sur la terre. Pour y remédier, les dieux célestes durent envoyer vers elle son vizir Namtar qui réussit à la ramener en surface. Mais Dumuzi/Tammuz n’eut pas cette chance, il devait passer la moitié de l’année dans les enfers. Ce mythe fondamental, qui est le même que celui d’Astarté,de Cybèle et de Déméter, est loin d’être clair : on peut comprendre qu’Ishtar ait donné la mort à Tammuz (quitte ensuite à le regretter) ; si elle donne la vie, elle donne aussi la mort, mais il s’agit d’une mort rituelle puisque Tammuz renaît, grâce à elle, une moitié de l’année.
Ishtar est donc comparable à la Grande Déesse représentée symboliquement sur les gravures de certains cairns mégalithiques.
Souvent représentée avec une robe conique, des bras ailés et un chapeau conique évoquant une ziggourat (cf. tour de Babel)
Elle possède les emblèmes qui témoignent de ses fonctions :
- Dame aux serpents : Elle connaît tous les secrets du monde souterrain et préside à la germination des grains.
- Dame aux lions : Elle donne la puissance et la victoire
- Dame à la colombe : Elle suscite et protège l’amour.

Sur les bords de la méditerranée :

Ishtar n’est connue que sous son nom déformé d’Astarté. C’est cette Astarté qui, une fois hellénisée, deviendra Aphrodite/Vénus. Son fils-amant sera Adaonis mais l’histoire reste la même.
Un peu plus au nord, dans la Turquie actuelle, elle sera la phrygienne Cybèle (mère de tous les dieux), son amant Attis est châtré par elle. Il renaîtra chaque année (redeviendra viril) et ensemencera de nouveau Cybèle (la Terre Mère).
A la période hellénistique, Cybèle sera confondue avec l’Artémis des grecs, on s’efforcera de gommer l’aspect trop sexuel de la Déesse en en faisant la chaste gardienne des animaux sauvages et en mettant en scène son intransigeante virginité (malheur à qui la verra nue !!! condamné à mort ou à la castration). Cette évolution puritaine du mythe n’en détruit pas la signification primitive. Le pin est son symbole. Les grandes fêtes en son honneur commencent aux ides de mars par une semaine de deuil qui commémorait la mort d’Attis. Le jour de l’équinoxe, les prêtres allaient couper un pin qu’ils entouraient de bandelettes (comme une momie) et ornaient d’une statue d’Attis, avant de le porter en procession jusqu’au temple de la Déesse.
Le 24 mars, on célébrait la fête du sang ; le pin était descendu dans un caveau où avait lieu une cérémonie de purification.
Le lendemain, aux premières lueurs de l’aurore, quand les rayons du soleil entraient dans le temple, on pouvait voir, allongé sur un lit de parade au pied de la statue de Cybèle, le jeune Dieu ressuscité (incarné par un fidèle). Ainsi commençait une journée triomphale où l’on faisait faire le tour de la ville à Attis sur un char sacré. Tout finissait par festins et beuveries.
Ce n’était cependant que la partie visible du rituel : d’autres cérémonies avaient lieu dans le plus grand secret. On peut supposer que les jeunes néophytes recevaient un baptême du sang et participaient à un repas de communion mystique avec partage du pain et du vin (comme aux Mystères d’Eleusis et la Cène chrétienne). Puis ils devaient pénétrer dans la chambre nuptiale de Cybèle (probablement une cave obscure, image du ventre maternel) à laquelle on ne pouvait accéder qu’après avoir suivi un long couloir (symbole du conduit vaginal). Là, tout nouvel élu devait s’identifier à Attis et épouser rituellement la Déesse Mère, ce qui lui faisait acquérir la certitude de partager la résurrection d’Attis.
La dévotion à Cybèle s’est répandue très tôt dans l’empire romain, se mêlant au culte de Mithra et devenant ce qu’on a appelé la religion métroaque.
Le plus grand centre métroaque était à Ephèse où la Déesse a été successivement honorée sous les noms d’Anahita, Tanit, Astarté Cybèle, Artémis et Aphrodite.
Dans ces conditions, on ne peut guère s’étonner que les auteurs des Actes des Apôtres aient tenu à faire d’Ephèse le lieu où la Vierge Marie était sensée s’être retirée avec l’apôtre Jean. Le couple Cybèle/Attis a cédé la place à celui de Marie/Jean.

Maintenant je vais me reposer un peu avant d'attaquer le paléolithique (je sais je fais tout à l'envers: ça vous laisse tout ranger dans l'ordre chronologique... )

mes sources sont:
La Grande Déesse de Jean Markale
les mythes grecs de Robert Graves
les cités du déluge de je ne sais plus qui ( scratch )
Wikipédia
Voilà
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
dame du lac
Arbre
Arbre


Nombre de messages : 151
Age : 47
Localisation : côte d'azur
Date d'inscription : 05/03/2009

MessageSujet: Re: La Grande Déesse   Ven 3 Avr - 11:54

Les cités du déluges sont de Jean Claude Perpère (c'est un nom rigolo qui aurait du me marquer!!!)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
La Grande Déesse
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» GRANDE FOIRE A GRANS 13
» Grande fenêtre...
» Il a perdu sa belle grande queue!!
» SOS L'Arche du coeur en grande détresse
» Gasteria grande

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
l'Univers de Gaia :: * La Magie Naturelle * :: Symbolisme :: ...Dieux & Deesses...-
Sauter vers: